26 juillet 2008
Le Diplomate Québécois
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Urbanisme et environnement presse écrite
URBANISME
Mieux circuler et mieux respirer à Montréal
Céline SADAY
Cette année encore, Montréal Du Futur présente au public des projets d’urbanisme pensés pour mieux circuler et profiter de plus d’espaces verts dans notre ville. L’évènement se tiendra au Complexe Desjardins jusqu’au 31 mars.
Quel visage aura Montréal en 2025 ? A en croire les projets des promoteurs privés ou institutionnels, notre ville sera dotée de plus de logements, d’axes de circulation fluide et de plus d’espaces verts.
Délaissant le logement aux promoteurs privés, les organismes institutionnels se concentrent depuis plusieurs années à améliorer les infrastructures routières de la métropole. Une orientation qui adhère à la leçon à tirer de la chute du viaduc de la Concorde
Parmi ces projets, la réhabilitation du complexe Turcot, au sud-ouest de la ville, annoncé en mai 2007, par la ministre des Transports Julie Boulet. De 2009 à 2015, les échangeurs Turcot, de la Vérendrye
Una autre projet reste aussi celui de la rue Notre-Dame que le ministère des Transports et la Ville
Cependant, pour l’un comme pour l’autre, ces projets ne font pas l’unanimité dans la société.
Pierre Barrieau, professeur en urbanisme à l’Université Concordia, à l’Université York de Toronto et également consultant en planification des transports, n’adhère pas à la revitalisation du complexe Turcot. Selon M. Barrieau, l’échangeur Turcot est une prouesse technologique du Québec des années 1960 et mérite d’être conservé, au moins en partie, pour les générations à venir.
D’autre part, l’expert souligne le problème de l’expropriation « Le public peut se réjouir d’une telle construction mais ce que les institutions semblent avoir oublié, c’est la question de l’expropriation. C’est formidable de vouloir exploiter un terrain défraîchi. Mais en voulant reconstruire plus large, a-t-on pensé aux expropriations ? L’échangeur passe au dessus d’un centre commercial construit il y a à peine 5 ans. Comment seront remplacés les services que ce centre fournit aux riverains ? » déclare le professeur.
Quid également des parcs prévus pour combler les espaces entre les voies « Quelle sera l’utilité de ces parcs ? Quel parent laisserait son enfant jouer au milieu de voies où une masse d’autos polluantes circulent à toute vitesse à tout instant ? » ajoute-t-il.
Le projet de la rue Notre-Dame, quant à lui, ne fait pas non plus que des émules. Créée en décembre 2007, la Coalition
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Musée_Histoire presse mag
CELINE SADAY
L’exposition 1837-1838 : Rébellions Patriotes vs Loyaux, présentée jusqu’au 27 avril au musée de la Pointe-à
QUELQUES REPÈRES Le Contexte 1776 Déclaration d’indépendance américaine 1789 Révolution Française réclamant la fin de la monarchie Les Faits au Haut et au Bas-Canada 1791 Division en Haut et Bas-Canada. 1834 La couronne britannique refuse d’établir un Conseil législatif élu. 6 novembre 1837 Les affrontements entre les Patriotes pour la démocratie et les Loyaux à la couronne commencent. 5 décembre 1838 la Loi Hiver 1838 De nouvelles insurrections éclatent. Les Patriotes sont défaits. 12 sont exécutés et une soixantaine part en exil en Australie. |
Une salle rouge faiblement éclairée. Un parcours muséographique de 185 artéfacts. C’est dans cette ambiance feutrée que le Musée de la Pointe-à-Callière propose à ses visiteurs de remonter aux origines des relations entre le peuple canadien et la couronne britannique aux XVIIIe et XIXe siècles en découvrant ou redécouvrant l’Histoire des Patriotes et des Loyaux.
Parmi les pièces sélectionnées, des documents célèbres tels que le rapport du gouverneur Durham préconisant en 1839 une allégeance forcée des Patriotes à la couronne britannique, ou encore l’Acte d’Union du Haut et du Bas-Canada de 1840. On retrouve aussi des objets personnels comme l’exemplaire personnel de Louis-Joseph Papineau du livre Droits de l’Homme de Thomas Paine.
Le visiteur remarquera notamment l’absence de longs commentaires historiques et une place accrue aux artéfacts. Seule une carte placée au début du parcours permet de replacer les faits dans le contexte mondial.
Une telle présentation des faits s’adresse à un public le plus large possible et permet également de couper court aux dérives révisionnistes et à la récupération politique. À cet égard, un des guides du musée, M. Pascal Thérioux dit avoir rencontré des visiteurs se disant souverainistes arborer un tattoo ayant trait à cette période historique.
Un autre guide, M. Félix Larose – Chevalier nous précise que cette situation naît surtout de la symbolique attachée aux Patriotes défaits. « On se rappelle des Patriotes parce qu’ils se sont faits durement réprimer par le pouvoir. Ils passent pour être des martyrs. »
Cependant, cette composante extrême de visiteurs reste minoritaire. Un couple retraité rencontré lors de l’exposition salue la pédagogie de l’exposition et regrette la sous-consommation d’activités culturelles par les moins de 30 ans en tenant pour responsable la pauvreté des programmes scolaires d’Histoire. « C’est à l’école que l’on forge un goût pour l’Histoire, si les programmes scolaires sont mal faits à ce niveau, c’est évident que Papineau est et restera qu’une station de métro de Montréal pour les jeunes générations. »
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Turquie voile _presse écrite internationale
Le voile islamique ne trouve pas d’accommodement dans les universités turques
Depuis quelques jours, en Turquie, la question des accommodements raisonnables, dont celle du port du voile islamique à l’université ne trouve pas grâce aux yeux des ardents défenseurs de la laïcité.
Samedi dernier, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont symboliquement occupé le mausolée de Mustafa Kemal, fondateur de la république laïque, à Ankara.
Leur grief, un projet de loi proposé par le gouvernement musulman modéré de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement), visant à lever l’interdiction pesant sur le port du voile islamique dans les universités turques.
Le texte qui doit être voté la semaine prochaine par les députés de l’Assemblée Nationale turque risque fort de passer puisque les deux partis majoritaires, l’AKP et le parti nationaliste MHP sont favorables au projet.
La Turquie est un pays musulman à plus de 90 % fonctionnant sur les bases d’un régime laïc. Le port du voile est formellement interdit dans les écoles et dans la fonction publique.
Les écoles coraniques ont été fermées par Kemal lui-même, remplacé par l’école laïque gratuite et obligatoire dans les années 1930. Les lycées de formation des imams ont connu le même destin dans les années 1990.
Mais depuis quelques années, la Turquie n’échappe pas au regain du religieux qui s’observe dans les pays du Proche-Orient.
Rappelons que l’AKP a remporté les élections législatives de novembre 2003. Bien que ce parti se soit d’abord présenté comme celui de tous, il n’a pas tardé pas à devenir celui des conservateurs religieux, arguant l’interdiction du port du voile par les étudiantes comme une atteinte à la liberté de conscience et au droit à l'éducation des jeunes femmes.
Le projet a déjà soulevé une levée de bouclier particulièrement dans l'armée, qui est, par le passé, déjà auteure de deux coups d’État mémorables destinés à contrer les conservateurs et à remettre d’aplomb la laïcité kémaliste.
Céline Saday
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Le Nouvelliste du Monde
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Auteur du texte : Céline Saday
Fiche pays, source :www.lemonde.fr
l'armée turque source : www.wikipedia.org
Crédits photos : www.google.fr
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